24 mars 2010

Eine Ziege aß meinen Paß. (Week-end à Munich)

Non je n'ai pas acheté de souvenirs. Parce que pour moi un souvenir ça ne s'achète pas. Je ne ressens pas le besoin de ramener des preuves matérielles de mes pérégrinations. D'ailleurs j'ai même oublié mon appareil photo. Je l'avais pourtant posé en évidence sur le bureau et mis des piles à charger. Quelque chose comme un acte manqué...
Je suis partie comme une voleuse. Non. L'expression ne convient pas. Pourquoi un voleur partirait en laissant derrière lui tout ce qui peut avoir une quelconque valeur marchande ? Je suis partie comme un punk à chien, emportant seulement le strict minimum dans mon bagage à main.

En vrac je me souviens : 

De l'allemand bourré qui lance des sorts de protection, du Jared Leto* très motivé, de l'art contemporain et un badge à l'emploi incertain, de la bière, des églises, beaucoup d'églises, et des clochers et dedans des cloches qui n'arrêtent pas de sonner. Nan sans dec', c'est fou la concentration d'églises au m² ! Ya toujours un carillon qui sonne quelque part. Des bâtiments hauts et imposants, massifs mais au décors exubérant. Du gothique flamboyant. Des avions tout petits et des nuages. Des pâtisseries incroyablement addictives, des gens sages qui attendent que le petit bonhomme soit vert pour traverser, un mec qui raconte sa vie dans le micro des U-bahn, de la bière mais je crois que je l'ai déjà dit. Du choc des cultures avec une tour chinoise dans un jardin anglais avec au pied un bier garten, un singe qui joue au hockey, des grasses matinées et des heures de sommeil en moins.



* Sur ce blog il y a une proportion assez incroyable d'articles qui mentionnent Mr Leto-le-motivé-qui-over-diphtongue-les-mots(genre quand il dit "our" ya au moins 10 syllabes dans le mot), non ce n'est pas une obsession.

8 mars 2010

Journée de la femme

On peut être féministe (quoi qu'aujourd'hui ce mot ne veut plus dire grand chose) et trouver la journée de la femme juste absurde.

Rien que la formulation pose problème.

C'est assez rétrograde de penser "la femme" comme une entité globale quasi mythique. En son temps (les années 70, une époque lointaine où internet n'existait pas) Lacan disait "la femme n'existe pas". L'expression à l'époque mal comprise par les féministes signifiait simplement qu'il n'existe pas de figure totale de la Femme éternelle et immuable. Il n'y a pas de Femme mythique, moitié d'un Tout dont l'homme serait le centre. Il n'y a pas de femme en général mais des femmes particulières, personnelles, incarnées.

La Femme en tant que construction mythique chantée par les poètes n'est qu'une vue de l'esprit qu'il serait bon d'oublier au XXIe siècle.